" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 13 octobre 2017

Pierre Kaesch et son " Hirondelle " présentent une sélection de blagounettes en wallon




Les plus anciens d’entre nous se souviennent, peut-être, de «  L’Hirondelle », un journal toutes-boites imprimé et édité par Pierre Kaesch ( un mien cousin), libraire rue de la gare à Gouvy dans les années ’50 / ‘60. On pouvait y trouver des informations sur nos villages ainsi que des réclames. Quand il avait de la place, Pierre proposait également un clin d’œil : « Lu cwanne po rire », soit des blagues en wallon.

 In illo tempore, j’ai prenais plaisir à découper ces blagounettes que j’empilais grossièrement dans une boite en fer blanc à l’effigie de Tintin et Milou, en me disant «  Qui sait ? Cela pourra servir un jour …. ». Dans mon capharnaüm, je viens de remettre la main sur ces archives. Voici, dans un premier temps, une sélection qui date des années ‘ 60 et 61.



































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Voici la suite, une sélection de 1962 à 1965 :























jeudi 12 octobre 2017

Liège en 1861


Les Guillemins en 1861


Le pont d'Amercoeur en 1861


Le quartier du Barbou en 1861



- « La Meuse », mercredi 9 janvier 1861
L’hiver 1860-1861 comptera parmi les plus rigoureux de ce siècle. Moins 17 ° la nuit du 7 au 9 janvier

- « La Meuse », jeudi 17 janvier 1861
Sous le linceul de neige qui envahit notre ville murmurent bien des misères. Aux accents des orchestres se mêlent les cris de douleur et de faim des pauvres gens qui n’ont pas un morceau de pain dans la huche, pas un brin de bois dans l’âtre. Riches, qui vous taillez une large part de plaisir en ce monde, soulagez la détresse des malheureux





«  La Meuse » ; samedi 23 mars 1861
Extraits du catalogue de F. Renard, éditeur, rue des Augustins 10
Publications wallonnes et littérature liégeoise



- Samedi 1 er juin 1861
Service de diligence



- Vendredi 28 juin 1861
« L’exploitation de la houille dans la province de Liège » par Louis Thiry
+ tuyères pour forges : 50 pour cent d’économie de charbon


                                      Les Guillemins en 1861

- Vendredi 23 août 1861
Voici quelques chiffres qui font ressortir de la façon la plus éloquente la nécessité de construire, en notre ville, une station spacieuse et convenable qu’elle attend depuis 20 ans, au lieu de la misérable baraque des Guillemins. L’année dernière, le mouvement des voyageurs a été, à cette station, de 224 mille voyageurs au départ. Elle a expédié 89 millions de kilogrammes de marchandises.

- Mercredi 28 août 1861
50 horloges vont être installées partout en notre ville

- Mercredi 3 octobre 1861
Inauguration de la nouvelle salle du Théâtre Royal

- 9 novembre 1861
C’est demain qu’aura lieu l’inauguration du chemin de fer de Liège à Maestricht



- 13 novembre 1861
Sur la foire à Liège Mme Gloffulia (la femme à barbe)

- 27 novembre 1861
Liège compte 94.657 habitants. La charge locale est de 44 frs par habitant. La villa a dépensé l’année dernière 4.189.716 frs.


Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite


                                        François Maréchal


- «  La Meuse », jeudi 3 janvier 1861
Il vient d’être mis à la disposition du Bureau de Bienfaisance de la ville de Liège vingt-quatre voitures de charbon par la société Bonne-Fin de Ste-Marguerite



- «  La Meuse », mardi 12 février 1861
Assemblé générale des charbonnages de Bonne-Fin



- «  La Meuse », mardi 4 août 1861
Photographe W. Damry, Mont St-Martin 56

- Mercredi 28 août 1861
50 horloges vont être installées partout en notre ville dont, pour Ste-Marguerite : à l’église Ste—Croix, à l’octroi de Hocheporte, à la porte Ste-Marguerite, à l’église St-Martin. Elles auront 40 centimètres de diamètre, non compris l’encadrement. Les lettres seront noires sur fond blanc.


Merci au journal «  La Meuse « !

Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée !

mardi 10 octobre 2017

L'ancienne gare de Beho et la ligne de chemin de fer de Saint-Vith à Gouvy




                                             La gare de Beho


                                       Beho, route de la gare

 " Durant la Première Guerre mondiale les Allemands construisirent dans la région deux lignes ferrées à doublevoie à usage militaire­: l’une reliant Born (près de Saint-Vith) à Vielsalm par Recht, l’autre de Saint-Vith à Gouvy par Beho. Ces lignes, devant assurer la liaison entre la Vennbahn et la ligne Liège-Luxembourg, furent achevées en 1917. Elles furent construites en grande partie par des prisonniers de guerre russes que l’on fit travailler dans des conditions épouvantables.
(…)
Revenons à notre ligne de Saint-Vith à Gouvy pour apporter quelques précisions. Cette ligne, essentiellement conçue pour un usage militaire (approvisionner le front de Verdun en hommes et matériel) fut édifiée pour un trafic lourd et rapide. Elle fut construite à 2 voies, sans aucun passage à niveau sur son trajet (une vingtaine de kilomètres), ce qui nécessita des déblais et des remblais importants ainsi que la construction de nombreux ouvrages d’art. Elle comprenait de nombreuses lignes droites et uniquement des courbes à grand rayon. Aux environs de Gouvy, une «bifurcation en Y» permettait, soit de rejoindre directement Trois-Ponts et Liège, soit d’aller vers la gare de Gouvy, puis Luxembourg ou Bastogne. (….)La ligne fut pourvue de 4 gares intermédiaires, Crombach, Weisten, Maldingen et Beho.

Après l’armistice, la ligne devint belge et servit dès juillet 1920 au trafic des voyageurs (4 trains omnibus par jour dans chaque sens). Le trafic de marchandises était également important­: on cite de 10 à 15 trains de coke par jour de l’Allemagne vers la France à titre de réparations de guerre. Pour les raisons économiques citées ci-dessus, le trafic diminua fortement (un train de marchandises par jour pour une desserte purement locale) et la ligne fut mise à simple voie vers les années 1930. Entre 1940 et 1944 la ligne, comme la région de Beho, fut annexée au Reich, et la gare de Beho (renommé Bocholz) devint une gare-frontière. Fin 1944, début 1945 la ligne fut gravement endommagée­: bombardements alliés, destruction par l’armée allemande en retraite, offensive de l’Ardenne. Elle fut cependant remise en état, d’abord par l’armée américaine, ensuite par les chemins de fer belges, à l’exception du raccordement à la Vennbahn vers Saint-Vith où la réparation fut jugée trop coûteuse vu le faible trafic. Les trains de marchandises Gouvy-Saint-Vith prenaient la bifurcation vers Lommersweiler et, une fois arrivés sur la Vennbahn, rejoignaient la gare de Saint-Vith en marche arrière­! Pour le trafic voyageurs, les trains faisaient le trajet GouvyLommersweiler. On avait prévu un transbordement vers Saint-Vith à une halte créée pour les besoins de la cause à Wiesenbach.
 Ceci ne facilitait pas le trafic voyageurs qui fut supprimé en 1952 par manque de rentabilité. Le trafic marchandises dura un peu plus longtemps mais on prit prétexte du mauvais état d’un ouvrage d’art sur la bifurcation vers Lommersweiler pour l’arrêter en 1953. Un trafic local de marchandises se maintint encore jusqu’en 1963 entre Gouvy et Maldingen. Par après les voies furent démontées. La gare de Beho comportait une station et une maison pour le chef de gare . La maison fut mise en location en 1934, ce qui semble bien indiquer qu’à ce moment Beho n’était plus qu’une simple halte. La station et la maison sont actuellement en ruines. Les bâtiments que l’on trouve actuellement près de l’ex-gare de Beho consistaient en 1923 en un magasin de charbon; en 1927 il est question d’un magasin de charbon et d’engrais (ces commerces étaient fort probablement approvisionnés par chemin de fer). La maison qui jouxte le magasin date des environs de 1935. "


Cet article est extrait de la brochure «  En suivant les bornes » par Jean De Bruyne, 1992

Editée par le Média Club Gouvy, a.s.b.l. © rue du Bechaît, 3 - B. 6670 Gouvy (080) 51.79.20 Gouvy, décembre 1994.

Le lien :



Merci également à Grégory Dubru pour les deux photos !

lundi 9 octobre 2017

Gouvy en 1929



Marcelle Nisen et Raymond Boulanger, tous deux nés à Gouvy en 1929





     Merci à Christian Nisen et à Didier Petit pour ces deux photos !





- «  L’Avenir du Luxembourg », 27 janvier 1929
Gouvy. Construction d’un pont et d’une route en plein centre du village – Aménagement d’un champ de foire

-  « L’Avenir du Luxembourg », 24 février 1929
L’activité du Cercle Agricole ne ralentit pas. Conférences, séances de famille, concours de culture se donnent et s’organisent. A signaler une conférence de vulgarisation sur l’électricité



- «  L’Avenir du Luxembourg », 11 décembre 1929
Gouvy 4 – Libin 2



- «  L’Avenir du Luxembourg » 22 décembre 1929
Notre église est éclairée par l’électricité. La Foire de Jeunesse s’est tenue le 19 décembre


- « La Nation Belge », 15 septembre 1929
Vente d’une boulangerie à Gouvy

- «  Vingtième Siècle », le 26 février 1929
Encore un vieillard qui meurt de froid. Un vieillard de Gouvy âgé de 70 ans, colporteur, nommé Deubourg François a été trouvé mort dans son lit d’une congestion due au froid.



- «  L’Avenir du Luxembourg », le 12 janvier 1929
Quelques mots sur le village de Steinbach

- «  L’Avenir du Luxembourg », le 10 mars 1929
Le 25 février ont eu lieu à Limerlé les obsèques de M. Joseph Felten. Il fut secrétaire communal de Limerlé pendant 43 ans.



- «  L’Avenir du Luxembourg », le 30 novembre 1929
Mortel accident à Bovigny



- « Le Soir », le 29 janvier 1929
Les placards de Bovigny ( décision de justice)

Merci aux journaux l’Avenir du Luxembourg, la Nation Belge, Vingtième Siècle et Le Soir !
Merci à tous leurs journalistes anonymes !

Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

dimanche 8 octobre 2017

Robert Ruwet : " Bavures " ( nouvelles inédites)






Lundi dernier, Robert Ruwet m’a confié – quel privilège ! - une brochure qui rassemble vingt-et-une nouvelles qu’il a écrites fin des années ’80, début des années ‘90. De nombreuses d’ entre elles ont été primées lors de concours littéraires. On peut dire qu’elles ont un point commun : les mondes parallèles (qui est maintenant à la une des préoccupations du monde scientifique ; mais est-ce grâce à Robert Ruwet ?).

A pointer certaines de ses nouvelles (choix éminemment subjectif bien sûr) :
- « Sur la photo », le narrateur constate que sa personne disparaît sur certaines de ses photos anciennes.
- « La taupe », la croûte terrestre se révèle particulièrement fragiles à Liège.
- «  Hôtel de la gare », le narrateur, employé au Ministère, échappe à la mort grâce à un mystérieux inconnu.
- « Mister Cash », le mister cash dit : «  Vous allez mourir dans trois jours ! »
- «  L’étoile des Fagnes », une nuit d’hiver dans les Fagnes, un scout est hébergé par une «  jouvencelle ».
- « Le magnétoscope », un magnétoscope qui exhausse les plus fous.
- «  Bingo », quand deux joueurs de bingo sont confrontés (cela s’appelle du racket, monsieur Paul)
- «  La dame des brumes », le crime mystérieux au Moulin du Ruy près de Francorchamps raconté sur une station de radio.
- «  Le lecteur n° 3274, le bibliothécaire de Sainte-Marguerite (Robert Ruwet himself) et son très mystérieux lecteur.


Extraits :


-  (de la nouvelle «  A quoi bon ? »)
Parfois, l’absurdité de notre vie est tellement évidente qu’une oppression physique s’empare de nous. L’estomac se noue et un haut-le –cœur nous met en bouche un goût de cendre. Nous savons que rien – vraiment rien – n’a la moindre importance et que tous les rêves que nous poursuivons depuis notre enfance ne sont que d’éphémère bulles de savon. ( …) Heureusement, nous parvenons à nous étourdir ; nous nous saoulons en feignant d’accorder un certain intérêt à des valeurs ridicules, à des conventions idiotes. Nous jouons le Grand jeu de la Société, le jeu de la vie et nous parvenons à faire semblant d’y croire. Mais, tout au fond  de nous, ne s’éteint jamais complètement cette petite flamme de la conscience lucide qui nous dit : à quoi bon ?

- (de la nouvelle « Lecteur 3274 »)
Depuis des années, le clocher de l’église Sainte-Marguerite menace de s’effondrer. Depuis des années, les yeux levés vers le ciel, les paroissiens attendent avec anxiété ; les autorités publiques dressent des dossiers et le curé prie avec ferveur. Il aurait fallu un miracle pour que le dernier tremblement de terre arrange quelque chose ; il n’a rien arrangé, au contraire ! Le seul avantage est que l’on sait, maintenant, de quel côté le pieux édifice va tomber.
Aucune habitation n’est strictement menacée et cela rassure les braves gens. Les experts ont déterminé avec une précision remarquable l’endroit précis où le coq viendra lancer son dernier chant : c’est un petit parc qui relie le quartier Sainte-Marguerite à la gare auto-routière souterraine. Evidemment, reconnaissent les experts, si l’événement se produit à l’heure de la sortie des classes, l’hécatombe sera atroce ; mais, affirment les contre-experts, les archives mentionnent bien peu de cas de clochers s’effondrant à l’heure de la sortie des classes. Cette pénible éventualité mise à part, pourrait-on imaginer un point de chute plus adéquat pour un clocher déstabilisé ? C’est donc dans la plus parfaite léthargie que les autorités publiques achèvent de dresser leurs dossiers tandis que le curé prie avec une sainte quiétude. Quant aux paroissiens, le port du casque leur est simplement suggéré quand ils se rendent à l’office.